La pornographie sur Internet, c'est comme la prostitution à ciel ouvert
Pour moi, la pornographie sur Internet, c'est comme la prostitution à ciel ouvert dans nos contrées d'Afrique. Chacun y va à sa guise. Et parfois qu'on le veuille ou pas, la prostitution se trouve sous notre fenêtre ou à notre porte. Et là, les enfants la subissent car ils voient les prostitués et leurs clients tout comme les vendeurs de supports sur le sexe brut.
Vu cela, je dirai que l'Internet est l'endroit pour la pornographie tout comme la réalité l'est avec l'existence des DVD, des livres. D'ailleurs, ces supports sont les plus vendus dans nos rues comme me l'a confirmé un vendeur.
Et si la pornographie existe, c'est qu'elle a ses adeptes, elle a ses amateurs aussi bien sur le Net que dans la réalité. Le Net ou le virtuel n'est qu'une transposition des faits, de la réalité. Ce virtuel a l'avantage ou l'inconvénient d'amplifier auprès d'une multitude d'internautes un fait qui serait passé inaperçu dans la réalité. D'ailleurs, très souvent que l'on le veuille ou pas des spams de nature pornographique ou sexuelle (l'allongement de pénis, le viagra…) inondent nos boites emails.
La problème de cette diffusion à grande échelle, c'est qu'il n'existe pas de dispositions protégeant les plus ''vulnérables'' et les ''bonnes mœurs'' en Afrique. Par contre, en Occident tout comme pour la prostitution des dispositions existent comme par exemple, des logiciels de blocage de sites pornographiques ou tous sites de nature sexuelle existent à profusion et même des signalétiques préviennent de la nature du site à visiter.
Individuellement, l'on peut supprimer ou bloquer les sites mais cela n'empêche pas que l'on en reçoive encore.
Au Burkina Faso, Yam pukri en collaboration avec Burkina-Ntic.net ont élaboré une charte au profit des gérants de cybercafés. Entre autre, cette charte incite les gérants de cybercafés à protéger les enfants et les ados par l'utilisation de logiciels bloquant les sites pornographiques.
Un poster a été réalisé pour présenter la charte et un autre sur les dangers du web. D'autres organisations comme Afrique Jeunesse en ont fait pareil, mais le plus grand problème est que les jeunes internautes n'ont pas fait de formations sur les dangers du web et que les cybercafés n'offrent pas de filtres pour de tels sites. Certains refusent même de mettre les affiches car ils craignent de perdre certains de leurs clients.
Au sujet de la réglementation d'Internet d'une façon générale, le gouvernement burkinabé tarde à réagir. S'il doit avoir des dispositions au niveau de la pornographie, je pense qu'elles doivent tenir compte du désir d'adultes de visiter ce genre de sites. Pour le faire, ils doivent bien sure, s'identifier en donnant leur coordonnée complète.
Une compagne de sensibilisation doit être engagée en direction des jeunes pour leur présenter les avantages de l'Internet tout en leur suggérant des sites webs adéquats. Cela peut s’accompagner de témoignages. D’ailleurs, le gros lot des productions pornographiques en Afrique consistent a l’envoient par les jeunes de photos. En Afrique, il est bien connu qu’il est quasi-impossible a internaute de payer des services pornographiques via des cartes bancaires.
Pour conclure, je dirai que le plus dure concernant la pornographie ou tout autre chose, ce n’est pas de prendre des lois, mais de respecter ces lois.
Source: Blogue de Ramata
http://ramses1.blog4ever.com/blog/lirarticle-66434-507527.html
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